CyprusRegister
Avantages fiscaux pour les actionnaires non domiciliés à Chypre

Avantages fiscaux pour les actionnaires non domiciliés à Chypre

· Mis à jour par CyprusRegister Team4784 mots

Aperçu de la résidence fiscale et des règles de non-domicile à Chypre

Chypre utilise un système fiscal basé sur la résidence : un particulier est considéré comme un résident fiscal chypriote s'il passe plus de 183 jours à Chypre au cours d'une année civile. En 2017, Chypre a introduit une « règle alternative des 60 jours » pour ceux qui voyagent beaucoup. En vertu de cette règle, une personne peut toujours devenir un résident fiscal chypriote en passant au moins 60 jours à Chypre et en remplissant toutes les conditions suivantes :
  • Ne pas être résident fiscal ailleurs : le particulier ne doit pas résider dans un autre pays pendant plus de 183 jours au cours de l'année et ne doit pas être résident fiscal dans un autre pays pour cette année.
  • Liens avec Chypre : il doit avoir des liens économiques avec Chypre (par exemple, exercer une activité commerciale ou être employé à Chypre, ou occuper un poste dans une entreprise résidente fiscale chypriote au cours de l'année).
  • Domicile permanent : il doit conserver un domicile permanent à Chypre (qu'il soit propriétaire ou locataire).
Si toutes ces conditions sont remplies (et qu'aucun des emplois ou mandats d'administrateur à Chypre n'a pris fin en milieu d'année), le particulier est considéré comme un résident fiscal chypriote, même avec seulement 60 jours de présence. Une fois que la résidence fiscale chypriote est établie (soit par le biais de 183 ou 60 jours), le particulier devient imposable à Chypre sur son revenu mondial, mais surtout, Chypre offre un statut de « non-domicilié » qui confère des avantages fiscaux importants sur certains types de revenus. Le statut de non-domicile à Chypre n'est pas lié à la citoyenneté ou à l'immigration ; il est lié au domicile à des fins fiscales. Selon la loi, un résident fiscal chypriote est considéré comme « non-domicilié » s'il n'a pas de domicile à long terme à Chypre. En pratique, cela signifie que tout nouveau résident qui n'a pas été résident fiscal chypriote pendant au moins 17 des 20 dernières années est éligible au statut de non-domicile. Quelques points clés concernant la détermination du domicile :
  • Domicile d'origine : les particuliers héritent normalement d'un domicile d'origine (souvent du pays d'origine de leur père à la naissance). Si ce domicile d'origine est Chypre, la personne est généralement traitée comme étant domiciliée à Chypre, à moins qu'elle n'ait acquis un domicile de choix étranger et soit restée non-résidente à Chypre pendant 20 années consécutives. (Il existait une exception transitoire supplémentaire pour les Chypriotes qui avaient été non-résidents pendant au moins 20 ans avant l'introduction des règles de non-domicile en 2015.)
  • Règle des 17 ans : indépendamment du domicile d'origine, tout particulier qui a été résident fiscal chypriote pendant au moins 17 des 20 dernières années sera considéré comme domicilié à Chypre à des fins fiscales. En d'autres termes, l'avantage du non-domicile est limité dans le temps : il dure actuellement 17 ans au maximum de résidence. Après cela, le particulier est traité comme étant domicilié à Chypre et perd les exonérations fiscales associées.
Devenir un résident fiscal non-domicilié est simple pour la plupart des expatriés : essentiellement, il faut d'abord devenir un résident fiscal chypriote (répondre au test du nombre de jours et des liens) et ensuite simplement déclarer son statut de non-domicile au service des impôts. La loi fiscale n'exige pas de licence spéciale ou d'approbation compliquée : les particuliers éligibles revendiquent le statut via un formulaire. Le service des impôts fournit le formulaire T.D.38 (Déclaration de particulier pour l'exonération en tant que non-domicilié), que les particuliers résidents fiscaux remplissent au cours de la première année où ils ont un revenu éligible aux exonérations fiscales de non-domicile. Dans cette déclaration, la personne confirme qu'elle a été résidente fiscale chypriote pendant moins de 17 des 20 dernières années et indique si elle a ou non un domicile d'origine chypriote (avec des questionnaires justificatifs). Une fois déposée (avec une reconfirmation périodique dans certains cas), cela informe le service des impôts que le revenu passif du particulier doit être exonéré de la Contribution spéciale pour la défense. La Contribution spéciale pour la défense (CSD) est une taxe chypriote prélevée sur certains types de revenus passifs, à savoir les dividendes, les intérêts et les revenus locatifs, perçus par les résidents chypriotes qui sont également domiciliés à Chypre. La CSD est distincte de l'impôt sur le revenu normal. Pour un résident fiscal domicilié à Chypre, la CSD s'applique à un taux de 17 % sur les revenus de dividendes, de 17 % sur les revenus d'intérêts « passifs » (intérêts non perçus dans le cours normal des affaires) et de 3 % sur 75 % des revenus locatifs bruts (soit 2,25 % effectifs sur les loyers bruts). En revanche, un résident non-domicilié à Chypre ne paie aucune CSD sur ces sources de revenus. Cette exonération de la CSD est la pierre angulaire des avantages fiscaux pour les non-domiciliés à Chypre. En résumé, un particulier non-domicilié est quelqu'un qui est résident fiscal chypriote mais qui n'est pas considéré comme domicilié à Chypre selon les règles ci-dessus. Le principal avantage est l'exonération totale de la CSD sur les dividendes, les intérêts et les loyers, comme indiqué ci-dessous. Nous examinons maintenant comment les différents types de revenus sont imposés pour les particuliers non-domiciliés, en particulier lorsque le particulier est un actionnaire ou un participant dans une société chypriote.

Revenu de dividendes

Les dividendes reçus par un particulier d'une société chypriote (ou de sociétés étrangères) sont totalement exonérés d'impôt pour un résident chypriote non-domicilié. Chypre n'impose en aucun cas d'impôt sur le revenu régulier sur les revenus de dividendes pour les particuliers (les dividendes sont exonérés de l'impôt sur le revenu des personnes physiques pour tous les résidents). Au lieu de cela, Chypre taxe les dividendes par le biais du mécanisme de la CSD pour ceux qui sont domiciliés. Les résidents non-domiciliés en sont totalement exonérés, ce qui signifie qu'ils paient 0 % d'impôts sur les dividendes à Chypre. Cette exonération est extrêmement avantageuse pour un actionnaire non-domicilié d'une société chypriote. Cela signifie que les dividendes distribués à partir des bénéfices de la société peuvent être perçus sans aucune retenue à la source chypriote ou impôt personnel. Par exemple, un actionnaire domicilié à Chypre encourrait normalement une CSD de 17 % sur les dividendes reçus, mais un actionnaire non-domicilié n'encourt pas une telle taxe. Il en résulte que le seul impôt sur les bénéfices de la société est au niveau de l'entreprise (12,5 % d'impôt sur le revenu des sociétés sur les bénéfices) et qu'il n'y a pas d'impôt supplémentaire lorsque ces bénéfices sont versés sous forme de dividendes au particulier non-domicilié. En effet, le régime de non-domicile crée une exonération de participation pour les dividendes au niveau de l'actionnaire individuel. Il convient de noter que cet avantage s'applique aux dividendes provenant de sources mondiales, et pas seulement des sociétés chypriotes. Un résident fiscal chypriote non-domicilié recevant des revenus de dividendes de l'étranger ne paie également aucun impôt localement (alors qu'un résident domicilié devrait payer une CSD de 17 % sur ces dividendes étrangers, sous réserve de tout crédit d'impôt étranger). Cela rend Chypre très attrayante pour les particuliers ayant des portefeuilles d'investissement importants ou des participations commerciales internationales. Distribution présumée : la loi fiscale chypriote prévoit des règles de « distribution de dividendes présumée » (DDP) pour empêcher la conservation indéfinie des bénéfices dans les sociétés. Si une société résidente chypriote ne distribue pas au moins 70 % de ses bénéfices après impôt dans les deux ans, elle est réputée avoir distribué ces bénéfices aux actionnaires, et une CSD de 17 % est imposée sur ce dividende présumé pour tous les actionnaires qui sont résidents et domiciliés à Chypre. Les actionnaires non-domiciliés en sont explicitement exonérés : si l'actionnaire individuel final est un non-domicilié, aucune CSD n'est payable sur les dividendes présumés (ou réels) attribuables à cette personne. Il s'agit d'un point de planification essentiel : un non-domicilié peut autoriser l'accumulation de bénéfices dans la société sans déclencher la taxe de distribution présumée de 2 ans qui s'appliquerait à un actionnaire local domicilié. De même, lors de la liquidation d'une société, tous les bénéfices non distribués des 5 dernières années sont généralement traités comme un dividende final aux fins de la CSD, mais uniquement pour les actionnaires domiciliés. Un actionnaire non-domicilié peut liquider une société chypriote et recevoir les bénéfices accumulés exonérés de la CSD, sans encourir d'impôt personnel. En résumé, les particuliers non-domiciliés bénéficient de revenus de dividendes exonérés d'impôt à Chypre, bénéficiant à la fois de l'absence d'impôt sur le revenu sur les dividendes et de l'exonération de l'impôt de défense sur les dividendes. (Le seul petit prélèvement sur les dividendes est une contribution nationale de 2,65 % pour les soins de santé que tous les résidents fiscaux chypriotes doivent verser au régime général de santé ; cela s'applique également aux revenus de dividendes, mais c'est un coût mineur au lieu de l'assurance sociale.)

Revenu d'intérêts

Les revenus d'intérêts perçus par un particulier résident fiscal chypriote sont également exonérés d'impôt sur le revenu régulier (sauf dans les cas d'intérêts perçus dans le cours normal des affaires). Pour les particuliers domiciliés, les intérêts passifs (par exemple, les intérêts sur les dépôts bancaires, les intérêts sur les prêts aux sociétés, les intérêts sur les coupons d'obligations) sont soumis à la CSD à 17 % (récemment réduite de 30 %, comme indiqué dans les sections suivantes). Toutefois, un résident non-domicilié ne paie pas de CSD sur les intérêts. Par conséquent, pour les non-domiciliés, la plupart des revenus d'intérêts sont totalement exonérés d'impôt à Chypre (encore une fois, à l'exception de la petite contribution de 2,65 % au SGG). Par exemple, si un actionnaire non-domicilié prête de l'argent à sa société chypriote et perçoit des intérêts sur le prêt, ces intérêts qui lui sont versés ne subiront aucune retenue à la source chypriote et seront exonérés de la CSD entre ses mains. Un particulier domicilié dans le même scénario perdrait effectivement 17 % de ces intérêts au profit de la CSD. L'exonération de non-domicile encourage donc les sociétés de financement par le biais de prêts d'actionnaires ou la détention d'investissements portant intérêt, sachant que les rendements d'intérêts ne seront pas érodés par l'impôt chypriote. Il convient de noter que les revenus d'intérêts « actifs » (les intérêts étroitement liés à une entreprise, tels que les intérêts perçus par une société dans le secteur du prêt) sont traités comme des revenus commerciaux et imposés en vertu de l'impôt sur le revenu plutôt que de la CSD. Mais pour la plupart des intérêts sur les placements de particuliers, les règles ci-dessus s'appliquent. En bref, les revenus d'intérêts mondiaux sont exonérés d'impôt pour les non-domiciliés chypriotes, tandis que les résidents domiciliés paieraient une taxe de défense élevée sur les mêmes.

Revenu d'emploi (salaire et jetons de présence)

Les revenus provenant d'un emploi ou d'un mandat à Chypre, tels que le salaire versé à un actionnaire-administrateur d'une société chypriote ou les jetons de présence, sont considérés comme des revenus actifs et sont imposés aux taux normaux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Chypre dispose d'un système progressif d'impôt sur le revenu des personnes physiques (IPP) avec des taux de 20 % à 35 % sur le revenu imposable au-delà d'une généreuse tranche initiale exonérée d'impôt (19 500 €). Le statut de non-domicilié n'exonère pas les gains actifs de l'impôt sur le revenu; les non-domiciliés paient les mêmes taux d'IPP sur les salaires et traitements que tout autre résident fiscal. Toutefois, Chypre offre des incitations fiscales spéciales aux expatriés pour attirer les talents, qui sont très pertinentes pour les particuliers non-domiciliés qui occupent un emploi à Chypre :
  • Exonération fiscale de 50 % pour les hauts revenus : les particuliers qui commencent leur premier emploi à Chypre le 1er janvier 2022 ou après cette date peuvent demander une exonération de 50 % sur leur revenu d'emploi chypriote pendant 17 ans, à condition que leur rémunération annuelle dépasse 55 000 € et qu'ils n'aient pas été résidents fiscaux chypriotes pendant au moins 15 années consécutives avant le début de l'emploi. Cela réduit de moitié l'impôt sur le revenu du salaire d'une personne éligible. (Par exemple, un cadre non-domicilié avec un salaire de 120 000 € serait imposé comme s'il gagnait 60 000 €, ce qui réduirait considérablement le taux d'imposition effectif.) Cette incitation est disponible une seule fois dans la vie et réduit considérablement la charge fiscale sur le revenu d'emploi pour les non-domiciliés entrants qui répondent aux critères. (Il existe des règles transitoires pour ceux qui sont arrivés entre 2012 et 2021 ou entre 2022 et 2023 dans des conditions légèrement différentes, permettant à beaucoup de se qualifier encore pour la pause de 50 %.)
  • Exonération fiscale de 20 % pour les autres nouveaux résidents : pour ceux qui ne satisfont pas au seuil de revenu élevé, une exonération de 20 % (plafonnée à 8 550 € par année) est disponible pour les premiers emplois commencés après le 26 juillet 2022. Pour être éligible, le particulier ne doit pas avoir été résident fiscal chypriote pendant 3 ans et doit provenir d'un emploi à l'étranger. Cette exonération s'applique pendant 7 ans. (Cela remplace un programme précédent de 5 ans/20 % qui existait pour les années antérieures.)
En pratique, ces allocations signifient qu'un non-domicilié qui s'installe à Chypre et tire un salaire de sa société peut réduire considérablement l'impôt sur le revenu de ce salaire. De nombreux non-domiciliés maintiennent stratégiquement leur salaire modeste et perçoivent plus de revenus en dividendes, car les dividendes sont exonérés d'impôt. En fait, il est courant de se verser un salaire jusqu'au seuil exonéré d'impôt (19 500 €) ou juste assez pour utiliser l'exonération de 50 %, puis d'extraire des bénéfices supplémentaires sous forme de dividendes qui n'entraînent aucun impôt sur le revenu. Ce faisant, un actionnaire-administrateur non-domicilié s'assure que la majeure partie de sa rémunération est reçue à un taux d'imposition effectif de 0 % (à l'exception des cotisations minimales de santé), tout en versant un certain montant à l'assurance sociale et en apparaissant « sur la liste de paie » à des fins de substance et d'immigration. Il convient également de noter que Chypre a de faibles taux de cotisation à l'assurance sociale par rapport à de nombreux pays de l'UE (cotisations des employés ~ 8,3 % et de l'employeur 8,3 % sur les salaires, plus 2,65 % de SGG). Il n'y a pas de CSD sur les revenus gagnés, donc le statut de non-domicile ne fait aucune différence pour les revenus actifs, mais le régime global pour les employés expatriés est favorable lorsqu'on combine les exonérations fiscales ci-dessus et les cotisations sociales modérées. De plus, si un résident fiscal chypriote (domicilié ou non-domicilié) travaille à l'étranger une partie de l'année, il existe une exonération de 100 % sur le revenu d'emploi perçu pour les services en dehors de Chypre pendant plus de 90 jours au cours d'une année fiscale lorsqu'il travaille pour un employeur étranger ou un établissement stable étranger d'un employeur chypriote. Cela peut profiter aux non-domiciliés dont le rôle implique un travail substantiel à l'étranger (bien qu'il faille veiller à maintenir le statut de résident fiscal). En résumé, le statut de non-domicile lui-même ne réduit pas l'impôt sur les salaires, mais les incitations généreuses de Chypre signifient que de nombreux non-domiciliés paient également très peu d'impôt sur le revenu de leur emploi.

Revenu locatif

Pour être complet, le revenu locatif (provenant de biens immobiliers) est traité de la même manière pour tous les résidents fiscaux chypriotes en termes d'impôt sur le revenu : les bénéfices locatifs nets (après une déduction statutaire de 20 % sur le loyer brut, plus les dépenses admissibles comme les intérêts et les allocations de capital) sont ajoutés au revenu imposable du particulier et imposés aux taux normaux de l'IPP. Les particuliers non-domiciliés ne bénéficient d'aucune réduction spéciale de l'impôt sur le revenu pour les flux locatifs : ils déclarent et paient l'impôt sur le revenu locatif comme le ferait une personne domiciliée. L'avantage pour les non-domiciliés réside dans la CSD sur les revenus locatifs. Chypre prélève la CSD sur les recettes locatives brutes (après une déduction de 25 %) à 3 % pour les résidents domiciliés. Il en résulte une taxe effective de 2,25 % sur le loyer brut, en plus de l'impôt sur le revenu. Les résidents non-domiciliés sont exonérés de cette CSD, ce qui signifie qu'ils ne paient pas la taxe de défense de 2,25 % sur les loyers. En effet, le revenu locatif d'un non-domicilié n'est soumis qu'à l'impôt progressif sur le revenu, alors qu'un propriétaire domicilié paierait le même impôt sur le revenu plus 2,25 % supplémentaires du loyer brut en CSD. Par exemple, considérez un revenu locatif brut de 20 000 € provenant d'un bien immobilier. Un particulier domicilié pourrait payer, disons, environ 2 000 € d'impôt sur le revenu (selon d'autres revenus) et 450 € supplémentaires en CSD (2,25 %). Un non-domicilié paierait l'impôt sur le revenu d'environ 2 000 €, mais zéro CSD, ce qui permettrait d'économiser ces 450 €. Cela rend la propriété immobilière locative légèrement plus rentable pour un non-domicilié. (Cela dit, le revenu locatif est un type actif de production de revenus, il ne bénéficie donc pas d'une exonération aussi large que les dividendes/intérêts en vertu du régime de non-domicile.)

Gains en capital (vente d'actions et autres actifs)

Chypre est réputée pour son régime d'impôt sur les gains en capital extrêmement favorable. Il n'y a pas d'impôt général sur les gains en capital (IGC) sur les cessions de titres ou d'autres biens, sauf pour les gains liés aux biens immobiliers chypriotes. Plus précisément, « les bénéfices provenant de la cession de titres (actions, obligations, débentures, options, parts de fonds, etc.) sont inconditionnellement exonérés d'impôt à Chypre. Cette exonération s'applique à tous les particuliers, qu'ils soient domiciliés ou non, et est une caractéristique de longue date du droit fiscal chypriote. En pratique, cela signifie que si un particulier non-domicilié vend finalement ses actions dans une société chypriote (ou toute société étrangère), tout gain réalisé n'est pas soumis à l'impôt à Chypre. De même, les gains provenant de la vente d'obligations ou d'autres instruments financiers sont exonérés d'impôt. Un actionnaire d'une société chypriote peut donc sortir d'un investissement sans encourir d'impôt chypriote sur les gains en capital lors de la vente. La seule exception concerne les gains provenant de biens immobiliers situés à Chypre. Chypre impose un impôt sur les gains en capital de 20 % sur les bénéfices provenant de la cession de biens immobiliers à Chypre, et cela est étendu aux ventes d'actions dans les sociétés qui détiennent des biens immobiliers chypriotes comme principal actif. Le statut de non-domicile n'a aucun impact sur cette règle : si un non-domicilié vend un bien chypriote ou des actions dans une société de portefeuille immobilier, il devra payer l'IGC tout comme un local. Mais pour les sociétés ordinaires engagées dans des affaires ou détenant des investissements, les ventes d'actions sont hors du champ d'application de l'IGC. Il s'agit d'un avantage majeur pour les non-domiciliés qui investissent ou restructurent des entreprises, car ils peuvent réaliser une appréciation du capital totalement exonérée d'impôt à Chypre. Autres revenus de placement : d'autres formes de revenus de placement ou divers suivent généralement le même modèle : s'ils sont classés comme dividende ou intérêt (par exemple, les distributions de fonds communs de placement pourraient être traitées comme des dividendes, les paiements de coupons comme des intérêts), ils seraient exonérés de la CSD pour les non-domiciliés. Les redevances reçues par un particulier (par exemple, l'octroi de licences de propriété intellectuelle à une société) seraient soumises à l'impôt sur le revenu, mais si la redevance provient de l'étranger, elle peut ne pas être imposée à Chypre en raison d'un crédit d'impôt étranger ou d'une exclusion (Chypre a certains régimes fiscaux de PI principalement au niveau des sociétés). Il est important de noter que Chypre n'impose pas d'impôts sur la fortune ou d'impôts annuels sur les actifs, et il n'y a pas du tout d'impôt sur les successions (il a été aboli en 2000). Ces facteurs, bien qu'ils ne soient pas exclusifs aux non-domiciliés, renforcent l'attrait de Chypre en tant que juridiction à faible imposition pour les revenus de placement personnels et la préservation de la richesse. Exonérations spéciales et avantages pour les particuliers non-domiciliés En résumé, les résidents fiscaux non-domiciliés chypriotes bénéficient des principales exonérations et avantages fiscaux personnels suivants : • Exonération de la Contribution spéciale pour la défense (CSD) : Les non-domiciliés ne sont pas soumis à la CSD sur les dividendes, les intérêts ou les revenus locatifs 14. Cela signifie que les revenus de dividendes et d'intérêts mondiaux sont entièrement exonérés d'impôt pour un non-domicilié à Chypre 21, et que les revenus locatifs sont exonérés du prélèvement supplémentaire de 2,25 %. En revanche, un résident domicilié paierait jusqu'à 17 % sur ces flux passifs. L'exonération de la CSD est la pierre angulaire du régime de non-domicile et réduit considérablement la charge fiscale sur les revenus de placement et les distributions de bénéfices.
  • Revenu de dividendes et d'intérêts entièrement exonéré d'impôt : Étant donné que Chypre exonère également les dividendes et la plupart des intérêts de l'impôt sur le revenu régulier, un non-domicilié ne paie aucun impôt chypriote sur ce revenu. Même les revenus provenant de l'étranger (par exemple, les dividendes de sociétés étrangères, les intérêts provenant de dépôts bancaires étrangers) entrent avec 0 % d'impôt chypriote pour les non-domiciliés. Cela permet aux non-domiciliés d'utiliser Chypre comme base sans encourir d'impôt sur les rendements de placement internationaux, un avantage renforcé par le vaste réseau de conventions de double imposition de Chypre (qui peuvent réduire ou éliminer les retenues à la source étrangères) et par les directives de l'UE (pour ceux qui investissent dans des sociétés de l'UE via Chypre) qui éliminent de nombreux impôts à la source.
  • Pas d'impôt sur les gains provenant de titres : Tous les gains en capital qu'un non-domicilié réalise en vendant des actions, des obligations, des cryptomonnaies ou d'autres titres sont exonérés d'impôt à Chypre (comme ils le sont pour tout particulier). Il n'y a pas d'impôt sur les gains en capital ou sur la fortune sur l'appréciation du portefeuille de placements. Cela profite particulièrement aux non-domiciliés qui peuvent réorganiser leurs participations corporatives : par exemple, la vente d'une société chypriote ou l'échange d'actions peuvent se faire sans déclencher d'impôt chypriote.
  • Incitations fiscales personnelles pour les expatriés : Comme indiqué, les nouveaux résidents peuvent bénéficier d'exonérations de 50 % ou de 20 % de l'impôt sur le revenu du travail à Chypre, ce qui réduit considérablement l'impôt sur tout salaire ou rémunération qu'ils tirent de leur société chypriote. Les non-domiciliés se qualifient souvent pour ceux-ci en raison de leur déménagement à Chypre pour la première fois. De plus, les revenus de pension étrangers peuvent être imposés à seulement 5 % (sur les montants supérieurs à 3 420 €) si le particulier le souhaite, ce qui offre une flexibilité aux retraités (il s'agit d'une disposition générale de Chypre).
  • Pas d'impôt sur les successions ou les donations : Chypre n'impose pas d'impôt sur les successions, de droits de succession ou d'impôt sur les donations sur les transferts d'actifs. Il s'agit d'un avantage important pour les particuliers fortunés qui planifient leur succession. Un non-domicilié qui devient résident à Chypre peut transmettre des actions ou d'autres actifs sans aucun impôt successoral local. (Seuls les frais réguliers et un processus d'homologation simple s'appliqueraient, mais pas d'impôt sur la valeur de la succession.) Ceci, combiné aux exonérations de non-domicile sur les revenus, rend Chypre extrêmement attrayante pour la préservation de la richesse et les structures de family office.
  • Autres avantages : Chypre n'impose pas les intérêts sur les comptes bancaires des non-domiciliés, et il n'y a pas de retenues d'impôt sur les dividendes ou les intérêts versés aux non-résidents (donc si un non-domicilié quitte finalement Chypre, il peut toujours recevoir des dividendes de source chypriote sans impôt chypriote). Les faibles taux d'assurance sociale et la qualité de vie élevée, mais à faible coût, sont des avantages accessoires souvent cités par les expatriés. De plus, les non-domiciliés peuvent profiter de l'environnement favorable aux affaires de Chypre : par exemple, la déduction notionnelle d'intérêts (DNI) pour les capitaux propres des sociétés et le régime de la boîte à innovation peuvent réduire considérablement l'impôt sur les sociétés, ce qui signifie que la société paie moins que le taux nominal de 12,5 %, et les bénéfices restants reviennent au particulier exonérés d'impôt. Cela peut produire des taux d'imposition globaux exceptionnellement bas sur les revenus d'entreprise lorsqu'il est planifié correctement.

Développements récents (2024–2025) et changements proposés

Chypre affine continuellement son régime fiscal pour maintenir sa compétitivité et se conformer aux normes internationales. Les lois et propositions récentes en 2024–2025 ont touché au régime de non-domicile et à l'imposition des particuliers comme suit :
  • Réduction de la CSD sur les intérêts : À compter du 1er janvier 2024, Chypre a réduit le taux de la CSD sur les revenus d'intérêts passifs de 30 % à 17 %. Ce changement a uniformisé le taux sur les intérêts avec celui sur les dividendes (17 %). Bien que les non-domiciliés aient déjà été exonérés, cette réduction profite aux particuliers domiciliés à Chypre et rend le système plus uniforme. Il signale également une intention d'alléger la charge fiscale sur les revenus de placement en général.
  • Propositions de réforme fiscale (prévues pour 2025–2026) : En mars 2025, le gouvernement a présenté un ensemble complet de réformes fiscales, dont l'adoption possible est prévue en 2026. Les propositions pertinentes comprennent : (a) la réduction du taux de la CSD sur les dividendes réels pour les particuliers domiciliés de 17 % à 5 % (tout en conservant 0 % pour les non-domiciliés), (b) l'abolition de la CSD sur les revenus locatifs entièrement (de sorte que même les personnes domiciliées ne paieraient plus les 2,25 % sur les loyers) et (c) l'extension de la période de non-domicile au-delà de 17 ans, ce qui permettrait aux non-domiciliés de maintenir leur exonération de la CSD pendant une période plus longue, sous réserve du paiement d'une redevance annuelle au gouvernement. L'idée est de continuer à attirer des particuliers étrangers à résider à long terme à Chypre en leur permettant d'acheter un statut de non-domicile prolongé après la 17e année. (Les détails sur le nombre d'années de prolongation et le montant de la redevance n'étaient pas encore décidés en 2025.) Ces propositions n'avaient pas été adoptées en droit en 2025, mais bénéficient d'un soutien politique et devraient être finalisées d'ici la fin de 2025. Si elles sont mises en œuvre, elles rendraient le régime chypriote encore plus avantageux : les résidents domiciliés verraient une forte baisse de l'imposition des dividendes (à 5 %), et les non-domiciliés pourraient potentiellement rester exonérés de la CSD indéfiniment (avec une redevance) au lieu d'être limités à 17 ans.
  • Augmentation du taux d'imposition des sociétés : Une autre partie de la réforme proposée consiste à augmenter le taux d'imposition sur le revenu des sociétés de 12,5 % à 15 % (pour s'aligner sur les tendances minimales de l'impôt international). Même avec un taux corporatif de 15 %, l'attrait global pour les actionnaires non-domiciliés demeure élevé puisque les impôts personnels sur les dividendes seraient toujours nuls. L'assiette fiscale des sociétés resterait généreuse (avec des exonérations pour les dividendes, les EP étrangers, les gains en capital sur les titres, etc., tous préservés). Notamment, aucun changement de taux d'imposition sur le revenu des personnes physiques n'a été annoncé dans cette réforme : le taux d'IPP supérieur est toujours de 35 %, et les exonérations généreuses pour les expatriés devraient se maintenir.
  • Autres mises à jour : Chypre a modernisé diverses règles : par exemple, à compter de juillet 2022, les nouvelles exonérations de revenu d'emploi (50 %/20 %) ont été introduites comme indiqué, remplaçant les anciens programmes. Le régime général de santé (SGG) a été pleinement mis en œuvre d'ici 2020, ajoutant la cotisation de 2,65 % sur les revenus. Le service des impôts améliore également en permanence les services numériques, ce qui permet aux particuliers de produire et de gérer plus facilement leur statut de résidence fiscale en ligne. Il est important de noter que tout au long de 2024–2025, Chypre a réaffirmé qu'elle n'a pas l'intention d'introduire des impôts sur les successions ou des impôts sur la fortune, préservant ainsi son statut de juridiction favorable pour les particuliers fortunés. Le régime de non-domicile continue de faire l'objet d'un examen international (comme le font les régimes similaires dans d'autres pays de l'UE), mais au moment de la rédaction du

Prêt à créer votre société à Chypre ?

Nos experts vous accompagnent tout au long du processus — immatriculation, fiscalité et ouverture de compte bancaire.

Demander une consultation