
Avantages fiscaux pour les actionnaires non domiciliés à Chypre
Aperçu de la résidence fiscale chypriote et des règles de non-domiciliation
Chypre utilise un système fiscal basé sur la résidence : un particulier est résident fiscal chypriote s'il passe plus de 183 jours à Chypre au cours d'une année civile. En 2017, Chypre a introduit une « règle des 60 jours » alternative pour les personnes qui voyagent beaucoup. Selon cette règle, une personne peut toujours devenir résident fiscal chypriote en passant au moins 60 jours à Chypre et en remplissant toutes les conditions suivantes :- Pas résident fiscal ailleurs : le particulier ne doit pas résider dans un autre pays pendant plus de 183 jours dans l'année et ne doit pas être résident fiscal dans un autre pays pour cette année.
- Liens avec Chypre : il doit avoir des liens économiques avec Chypre (par exemple, exercer une activité professionnelle ou être employé à Chypre, ou détenir un poste dans une société résidente fiscale chypriote au cours de l'année).
- Foyer permanent : il doit maintenir un foyer permanent à Chypre (propriété ou location).
- Domicile d'origine : les particuliers héritent normalement d'un domicile d'origine (souvent du pays d'origine de leur père à la naissance). Si ce domicile d'origine est Chypre, la personne est généralement considérée comme domiciliée à Chypre, sauf si elle a acquis un domicile de choix étranger et est restée non-résidente à Chypre pendant 20 années consécutives. (Il existait une exception transitoire supplémentaire pour les Chypriotes qui avaient été non-résidents pendant au moins 20 ans avant l'introduction des règles de non-dom en 2015.)
- Règle des 17 ans : indépendamment de son domicile d'origine, tout particulier qui a été résident fiscal chypriote pendant au moins 17 des 20 dernières années sera considéré comme domicilié à Chypre aux fins fiscales. Autrement dit, l'avantage non-dom est limité dans le temps : il dure actuellement un maximum de 17 ans de résidence. Après cela, le particulier est considéré comme domicilié à Chypre et perd les exemptions fiscales associées.
Revenus de dividendes
Les dividendes reçus par un particulier d'une société chypriote (ou de sociétés étrangères) sont totalement exonérés d'impôt pour un résident chypriote non-domicilié. Chypre n'impose pas d'impôt sur le revenu régulier sur les dividendes pour les particuliers de toute façon (les dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu des personnes physiques pour tous les résidents). Au lieu de cela, Chypre impose les dividendes par le biais du mécanisme de la CSD pour les personnes domiciliées. Les résidents non-domiciliés en sont totalement exemptés, ce qui signifie qu'ils paient 0 % d'impôt sur les dividendes à Chypre. Cette exemption est extrêmement avantageuse pour un actionnaire non-dom d'une société chypriote. Cela signifie que les dividendes distribués à partir des bénéfices de la société peuvent être reçus sans aucune retenue à la source chypriote ni impôt personnel. Par exemple, un actionnaire domicilié à Chypre supporterait normalement une CSD de 17 % sur les dividendes reçus, mais un actionnaire non-dom ne supporte aucun impôt de ce type. Le résultat est que le seul impôt sur les bénéfices de la société est au niveau de l'entreprise (impôt sur le revenu des sociétés de 15 % sur les bénéfices) et aucun impôt supplémentaire lorsque ces bénéfices sont versés sous forme de dividendes à l'individu non-dom. En pratique, le régime non-dom crée une exonération de participation pour les dividendes au niveau de l'actionnaire individuel. Il est à noter que cette exonération s'applique aux dividendes provenant de sources mondiales, et pas seulement des sociétés chypriotes. Un résident fiscal chypriote non-dom recevant des dividendes de l'étranger ne paie pas non plus d'impôt dessus localement (alors qu'un résident domicilié devrait payer 17 % de CSD sur ces dividendes étrangers, sous réserve des crédits d'impôt étrangers éventuels). Cela rend Chypre très attrayante pour les personnes ayant des portefeuilles d'investissement substantiels ou des participations commerciales internationales. Distribution présumée : Pendant de nombreuses années, la loi fiscale chypriote contenait des règles de « distribution présumée de dividendes » (DPD) pour empêcher la rétention indéfinie des bénéfices dans les sociétés. Selon ces règles, si une société résidente chypriote ne distribuait pas au moins 70 % de ses bénéfices après impôt dans les deux ans, elle était présumée avoir distribué ces bénéfices aux actionnaires, et une CSD de 17 % était imposée sur ce dividende présumé pour les actionnaires résidents et domiciliés à Chypre. La réforme fiscale de 2026 a aboli le régime de la DPD : elle ne s'applique qu'aux bénéfices générés jusqu'au 31 décembre 2025, tandis que les bénéfices générés à partir du 1er janvier 2026 peuvent être conservés dans la société indéfiniment sans frais de distribution présumée pour aucun actionnaire. Les bénéfices antérieurs à 2026 restent soumis aux anciennes règles en vertu de dispositions transitoires, mais la loi comprend désormais un mécanisme de remboursement – la CSD déjà payée selon une distribution présumée peut être récupérée lorsque ces anciens bénéfices sont finalement distribués à des actionnaires non-résidents ou non-domiciliés. Les actionnaires non-domiciliés étaient explicitement exemptés de la DPD depuis toujours – si l'actionnaire individuel final est un non-dom, aucune CSD n'est payable sur les dividendes présumés (ou réels) qui lui sont attribuables – donc pour eux, l'abolition ne fait que supprimer une question de conformité qui ne leur a jamais coûté d'impôt. Une mise en garde accompagne le changement : une nouvelle règle anti-abus traite les « dividendes dissimulés » – les avantages qu'un actionnaire extrait de la société sans distribution formelle – comme imposables, soumis à une CSD de 10 %. Lors de la liquidation, les bénéfices non distribués des 5 dernières années étaient également traités comme un dividende final aux fins de la CSD selon le régime antérieur à 2026, là encore uniquement pour les actionnaires domiciliés ; un actionnaire non-domicilié pouvait toujours liquider une société chypriote et recevoir les bénéfices accumulés libres de CSD, sans impôt personnel. En bref, les particuliers non-domiciliés bénéficient de revenus de dividendes exonérés d'impôt à Chypre, profitant à la fois de l'absence d'impôt sur le revenu sur les dividendes et de l'exemption de la taxe de défense sur les dividendes. (Le seul petit prélèvement sur les dividendes est une Contribution Nationale à la Santé de 2,65 % que tous les résidents fiscaux chypriotes doivent payer au Système Général de Santé ; cela s'applique également aux revenus de dividendes, mais c'est un coût mineur en remplacement des assurances sociales.)Revenus d'intérêts
Les revenus d'intérêts perçus par un particulier résident fiscal chypriote sont également exonérés d'impôt sur le revenu ordinaire (sauf dans les cas d'intérêts perçus dans le cadre d'une activité professionnelle). Pour les particuliers domiciliés, les intérêts passifs (par exemple, les intérêts des dépôts bancaires, les intérêts des prêts aux sociétés, les coupons d'obligations) sont soumis à la CSD à 17 % (récemment réduits de 30 % comme discuté dans les sections suivantes). Cependant, un résident non-domicilié ne paie aucune CSD sur les intérêts. Par conséquent, pour les non-doms, la plupart des revenus d'intérêts sont entièrement exonérés d'impôt à Chypre (là encore, à l'exception de la petite contribution GHS de 2,65 %). Par exemple, si un actionnaire non-dom prête de l'argent à sa société chypriote et perçoit des intérêts sur le prêt, ces intérêts qui lui sont versés ne subiront aucune retenue à la source chypriote et seront exemptés de CSD entre ses mains. Un particulier domicilié dans la même situation perdrait effectivement 17 % de ces intérêts au titre de la CSD. L'exemption non-dom encourage ainsi le financement des sociétés par des prêts d'actionnaires ou la détention d'investissements portant intérêt, sachant que les rendements d'intérêts ne seront pas érodés par l'impôt chypriote. Il convient de noter que les revenus d'intérêts « actifs » (intérêts étroitement liés à une activité commerciale, tels que les intérêts perçus par une société exerçant une activité de prêt) sont traités comme un revenu d'exploitation et imposés selon l'impôt sur le revenu plutôt que la CSD. Mais pour la plupart des intérêts d'investissement personnels, les règles ci-dessus s'appliquent. En bref, les revenus d'intérêts mondiaux sont exonérés d'impôt pour les non-doms chypriotes, tandis que les résidents domiciliés paieraient une lourde taxe de défense sur les mêmes.Revenus de l'emploi (salaires et indemnités d'administrateur)
Les revenus de l'emploi ou d'une fonction à Chypre – tels qu'un salaire perçu par un actionnaire-administrateur d'une société chypriote ou des honoraires d'administrateur – sont considérés comme des revenus actifs et sont imposés selon les taux normaux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Chypre dispose d'un système progressif d'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) avec des taux de 20 % à 35 % sur le revenu imposable au-delà d'une bande initiale généreuse libre d'impôt (19 500 €). Le statut de non-domicilié n'exonère pas les revenus actifs de l'impôt sur le revenu ; les non-doms paient les mêmes taux d'IRPP sur les salaires et traitements que tout autre résident fiscal. Cependant, Chypre offre des incitations fiscales spéciales pour les expatriés afin d'attirer les talents, qui sont très pertinentes pour les personnes non domiciliées prenant un emploi à Chypre :- Exonération fiscale de 50 % pour les hauts revenus : Les personnes qui commencent leur premier emploi à Chypre le 1er janvier 2022 ou après cette date peuvent bénéficier d'une exonération de 50 % sur leurs revenus d'emploi chypriotes pendant 17 ans, à condition que leur rémunération annuelle dépasse 55 000 € et qu'ils n'aient pas été résidents fiscaux chypriotes pendant au moins 15 années consécutives avant le début de leur emploi. Cela réduit de moitié l'impôt sur le revenu d'un salarié concerné. (Par exemple, un dirigeant non-dom avec un salaire de 120 000 € serait imposé comme s'il gagnait 60 000 €, réduisant considérablement le taux d'imposition effectif.) Cette incitation est disponible une fois par vie et réduit considérablement la charge fiscale sur les revenus de l'emploi pour les non-doms entrants qui répondent aux critères. (Des règles transitoires existent pour ceux qui sont arrivés entre 2012 et 2021 ou entre 2022 et 2023 sous des conditions légèrement différentes, permettant à beaucoup de toujours bénéficier de la réduction de 50 %.)
- Exonération fiscale de 20 % pour les autres nouveaux résidents : Pour ceux qui n'atteignent pas le seuil de revenu élevé, une exonération de 20 % (plafonnée à 8 550 € par an) est disponible pour les premiers emplois commencés après le 26 juillet 2022. Pour être éligible, la personne ne doit pas avoir été résident fiscal chypriote pendant 3 ans auparavant et doit venir d'un emploi à l'étranger. Cette exonération s'applique pendant 7 ans. (Cela remplace un précédent régime de 5 ans/20 % qui existait pour les années précédentes.)
Revenus locatifs
Pour être complet, les revenus locatifs (provenant de biens immobiliers) sont traités de manière similaire pour tous les résidents fiscaux chypriotes en termes d'impôt sur le revenu : les bénéfices locatifs nets (après une déduction légale de 20 % sur le loyer brut, plus les dépenses déductibles comme les intérêts et les amortissements) sont ajoutés au revenu imposable de la personne et imposés aux taux normaux d'IRPP. Les personnes non domiciliées ne bénéficient d'aucune réduction spéciale de l'impôt sur le revenu pour les flux locatifs – elles déclarent et paient l'impôt sur les revenus locatifs comme le ferait une personne domiciliée. L'avantage pour les non-doms concerne la SDC sur les revenus locatifs. Chypre prélève une SDC sur les recettes locatives brutes (après une déduction de 25 %) à 3 % pour les résidents domiciliés. Cela entraîne un impôt effectif de 2,25 % sur le loyer brut, en plus de l'impôt sur le revenu. Les résidents non domiciliés sont exemptés de cette SDC, ce qui signifie qu'ils ne paient pas la taxe de défense de 2,25 % sur les loyers. En fait, les revenus locatifs d'un non-dom ne sont soumis qu'à l'impôt sur le revenu progressif, tandis qu'un propriétaire domicilié paierait le même impôt sur le revenu plus 2,25 % supplémentaires du loyer brut en SDC. Par exemple, considérons 20 000 € de revenus locatifs bruts provenant d'une propriété. Une personne domiciliée pourrait payer, disons, environ 2 000 € d'impôt sur le revenu (en fonction des autres revenus) et 450 € supplémentaires en SDC (2,25 %). Un non-dom paierait environ 2 000 € d'impôt sur le revenu mais 0 € de SDC, économisant ainsi ces 450 €. Cela rend la possession d'un bien locatif légèrement plus rentable pour un non-dom. (Cela dit, les revenus locatifs sont un type de génération de revenus actif, ils ne bénéficient donc pas d'une exonération aussi étendue que les dividendes/intérêts dans le cadre du régime des non-doms.)Gains en capital (vente d'actions et d'autres actifs)
Chypre est réputée pour son régime de fiscalité des plus-values extrêmement favorable. Il n'y a pas d'impôt général sur les plus-values (CGT) sur les cessions de titres ou d'autres biens, à l'exception des plus-values liées à l'immobilier chypriote. Plus précisément, « les bénéfices de la cession de titres (actions, obligations, effets de commerce, options, parts de fonds, etc.) sont inconditionnellement exonérés d'impôt à Chypre. Cette exonération s'applique à toutes les personnes physiques, qu'elles soient domiciliées ou non, et est une caractéristique de longue date du droit fiscal chypriote. En pratique, cela signifie que si une personne non domiciliée vend finalement ses actions d'une société chypriote (ou de toute société étrangère), tout gain réalisé n'est pas soumis à l'impôt à Chypre. De même, les gains de la vente d'obligations ou d'autres instruments financiers sont libres d'impôt. Un actionnaire d'une société chypriote peut ainsi sortir d'un investissement sans encourir de taxation des plus-values chypriotes sur la vente. La seule exception concerne les plus-values immobilières situées à Chypre. Chypre impose un impôt sur les plus-values de 20 % sur les bénéfices provenant de la cession de biens immobiliers à Chypre, et cela s'étend à la vente d'actions de sociétés qui détiennent des biens immobiliers chypriotes comme actif principal. Le statut de non-domicile n'a aucun impact sur cette règle – si un non-dom vend une propriété chypriote ou des actions d'une société immobilière, il devra payer la CGT comme un local. Mais pour les sociétés ordinaires engagées dans des affaires ou détenant des investissements, les ventes d'actions sont hors du champ d'application de la CGT. C'est un avantage majeur pour les non-doms qui investissent ou restructurent des entreprises, car ils peuvent réaliser une plus-value entièrement libre d'impôt à Chypre. Autres revenus d'investissement : D'autres formes de revenus d'investissement ou divers suivent généralement le même schéma : s'ils sont classés comme dividendes ou intérêts (par exemple, les distributions de fonds communs de placement peuvent être traitées comme des dividendes, les coupons comme des intérêts), ils seraient exemptés de SDC pour les non-doms. Les redevances reçues par un particulier (par exemple, la licence de propriété intellectuelle à une entreprise) seraient soumises à l'impôt sur le revenu, mais si la redevance provient de l'étranger, elle peut ne pas être imposée à Chypre en raison d'un crédit d'impôt étranger ou d'une exclusion (Chypre a certains régimes fiscaux sur la propriété intellectuelle principalement au niveau des entreprises). Il est important de noter que Chypre n'impose aucune taxe sur la fortune ni taxe annuelle sur les actifs, et il n'y a aucune taxe sur les successions (elle a été abolie en 2000). Ces facteurs, bien que non exclusifs aux non-doms, renforcent l'attrait de Chypre en tant que juridiction à faible fiscalité pour les revenus de placements personnels et la préservation de la richesse. Exonérations spéciales et avantages pour les personnes non domiciliées En résumé, les résidents fiscaux non domiciliés de Chypre bénéficient des exonérations et avantages fiscaux personnels clés suivants : • Exonération de la Contribution Spéciale de Défense (CSD) : Les non-doms ne sont pas soumis à la CSD sur les dividendes, les intérêts ou les revenus locatifs 14. Cela signifie que les dividendes et les intérêts mondiaux sont entièrement libres d'impôt pour un non-dom à Chypre 21, et les revenus locatifs sont exemptés du prélèvement supplémentaire de 2,25 %. En revanche, un résident domicilié paierait jusqu'à 17 % sur ces flux passifs. L'exonération de CSD est la pierre angulaire du régime des non-doms et réduit considérablement la charge fiscale sur les revenus de placements et les distributions de bénéfices.- Revenus de dividendes et d'intérêts entièrement libres d'impôt : Étant donné que Chypre exonère également les dividendes et la plupart des intérêts de l'impôt sur le revenu ordinaire, un non-dom ne paie aucun impôt chypriote sur ces revenus. Même les revenus de l'étranger (par exemple, les dividendes de sociétés étrangères, les intérêts de dépôts bancaires étrangers) arrivent avec 0 % d'impôt chypriote pour les non-doms. Cela permet aux non-doms d'utiliser Chypre comme base sans supporter de taxes sur les rendements de placements internationaux, un avantage renforcé par le large réseau de conventions de double imposition de Chypre (qui peuvent réduire ou éliminer les retenues à la source étrangères).
- Pas d'impôt sur les gains de titres : Tous les gains en capital qu'un non-dom réalise en vendant des actions, obligations, cryptomonnaies ou autres titres sont exemptés d'impôt à Chypre (comme pour tout particulier). Il n'y a pas d'impôt sur les plus-values ni de taxe sur la fortune sur l'appréciation du portefeuille de placements. Cela bénéficie particulièrement aux non-doms qui peuvent réorganiser leurs participations d'entreprise – par exemple, vendre une société chypriote ou échanger des actions peut être fait sans déclencher d'impôt chypriote.
- Incitations fiscales personnelles pour les expatriés : Comme mentionné, les nouveaux résidents peuvent bénéficier d'exonérations d'impôt sur le revenu de 50 % ou 20 % sur leurs revenus d'emploi à Chypre, réduisant considérablement l'impôt sur tout salaire ou rémunération qu'ils perçoivent de leur société chypriote. Les non-doms sont souvent éligibles à ces avantages du fait de leur premier déménagement à Chypre. De plus, les pensions étrangères peuvent être imposées à seulement 5 % (sur les montants supérieurs à 3 420 €) si la personne le choisit, offrant une flexibilité aux retraités (il s'agit d'une disposition générale chypriote).
- Aucune taxe sur les successions ou les donations : Chypre n'impose aucune taxe sur les successions, droits de succession ou taxe sur les donations sur les transferts d'actifs. C'est un avantage considérable pour les personnes fortunées qui planifient leur succession. Un non-dom qui devient résident chypriote peut transmettre des actions ou d'autres actifs sans aucune taxe locale sur la succession. (Seuls des frais réguliers et une procédure de règlement de succession simple s'appliqueraient – mais aucun impôt sur la valeur de la succession.) Ceci, combiné aux exonérations des non-doms sur les revenus, rend Chypre extrêmement attrayante pour la préservation de patrimoine et les structures de family office.
- Autres avantages : Chypre n'impose pas les intérêts des comptes bancaires des non-doms, et il n'y a pas de retenues à la source sur les dividendes ou les intérêts versés aux non-résidents (ainsi, si un non-dom quitte Chypre, il peut toujours recevoir des dividendes d'origine chypriote sans impôt chypriote). Les faibles taux d'assurance sociale et la haute qualité mais le faible coût de la vie sont des avantages accessoires souvent cités par les expatriés. De plus, les non-doms peuvent profiter de l'environnement favorable aux entreprises à Chypre : par exemple, la déduction d'intérêt notionnel (NID) pour les fonds propres d'entreprise et le régime IP Box peuvent réduire considérablement l'impôt sur les sociétés, ce qui signifie que la société paie moins que le taux nominal de 15 %, et les bénéfices restants parviennent à l'individu sans impôt. Cela peut produire des taux d'imposition globaux exceptionnellement bas sur les revenus d'entreprise lorsqu'il est correctement planifié.
Évolutions récentes (2024-2025) et propositions de modifications
Chypre affine continuellement son régime fiscal pour maintenir sa compétitivité et se conformer aux normes internationales. Les lois et propositions récentes pour 2024-2025 ont abordé le régime des non-dom et la fiscalité des personnes physiques comme suit :- Réduction de la SDC sur les intérêts : À compter du 1er janvier 2024, Chypre a réduit le taux de la SDC sur les revenus d'intérêts passifs de 30 % à 17 %. Cette modification a égalisé le taux sur les intérêts avec celui sur les dividendes (17 %). Bien que les non-dom soient déjà exemptés, cette réduction profite aux personnes domiciliées à Chypre et rend le système plus uniforme. Elle signale également une intention d'alléger la charge fiscale sur les revenus de placement en général.
- Propositions de réforme fiscale (prévues pour 2025-2026) : En mars 2025, le gouvernement a présenté un ensemble complet de réformes fiscales, promulguées à compter du 1er janvier 2026. Les principales mesures comprennent : (a) la réduction du taux de la SDC sur les dividendes réels pour les personnes domiciliées de 17 % à 5 % (tout en conservant 0 % pour les non-dom), (b) l'abolition totale de la SDC sur les revenus locatifs (de sorte que même les personnes domiciliées ne paieraient plus les 2,25 % sur les loyers)
Voir aussi : Impôt chypriote pour nomades numériques : ce qu'il faut savoir.
Voir aussi : Fusions et acquisitions d'entreprises 2025 : tendances, perspectives et stratégies.
Voir aussi : Dépenses déductibles pour les sociétés chypriotes (2023-2025).
, et (c) l'extension de la période de non-domicile au-delà de 17 ans – permettant aux non-dom de maintenir leur exemption de SDC pendant une période plus longue, conditionnellement au paiement d'une taxe annuelle au gouvernement. L'idée est de continuer à attirer les étrangers pour qu'ils résident à long terme à Chypre en leur permettant d'opter pour un statut de non-dom prolongé après la 17e année. Dans le cadre de la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2026, un non-dom peut prolonger l'exemption de SDC au-delà des 17 premières années de deux périodes supplémentaires de cinq ans (jusqu'à 27 ans au total), chacune nécessitant un paiement unique de 250 000 EUR. Ces changements rendent le régime chypriote encore plus avantageux : les résidents domiciliés verraient une forte baisse de la fiscalité des dividendes (à 5 %), et les non-dom pourraient potentiellement rester exemptés de SDC indéfiniment (moyennant une taxe) au lieu d'expirer après 17 ans. - Augmentation du taux d'imposition des sociétés : Une autre partie de la réforme, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, a relevé le taux d'imposition sur le revenu des sociétés de 12,5 % à 15 % (pour s'aligner sur les tendances internationales en matière de fiscalité minimale). Même avec un taux d'imposition des sociétés de 15 %, l'attrait général pour les actionnaires non-dom reste élevé car les impôts personnels sur les dividendes seraient toujours nuls. La base d'imposition des sociétés resterait généreuse (avec des exemptions pour les dividendes, les établissements stables étrangers, les gains en capital sur les titres, etc., toutes préservées). Il est à noter qu'aucun changement dans le taux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques n'a été annoncé dans cette réforme – le taux marginal supérieur de l'IR est toujours de 35 %, et les généreuses exemptions pour expatriés devraient se poursuivre.
- Autres mises à jour : Chypre a modernisé diverses règles : par exemple, depuis juillet 2022, les nouvelles exemptions sur les revenus de l'emploi (50 %/20 %) ont été introduites comme discuté, remplaçant les anciens régimes. Le Système Général de Santé (GHS) a été pleinement mis en œuvre d'ici 2020, ajoutant la contribution de 2,65 % sur les revenus. Le département des impôts améliore également continuellement ses services numériques, facilitant ainsi la déclaration et la gestion en ligne du statut de résidence fiscale par les particuliers. Il est important de noter que, tout au long de 2024-2025, Chypre a réaffirmé qu'elle n'avait pas l'intention d'introduire d'impôts sur les successions ou sur la fortune, préservant ainsi son statut de juridiction favorable aux personnes fortunées. Le régime des non-dom continue de faire l'objet d'un examen international (tout comme les régimes similaires dans d'autres pays de l'UE), mais au moment de la rédaction, il reste fermement en place et largement utilisé. L'extension proposée du régime indique l'engagement de Chypre à faire de l'incitation des non-dom un pilier de sa politique visant à attirer les investisseurs étrangers et les professionnels.
Impact du statut de non-dom sur les obligations fiscales d'un actionnaire
En rassemblant ce qui précède, nous pouvons examiner comment le fait d'être non-domicile a un impact pratique sur la situation fiscale personnelle d'un actionnaire participant à une société chypriote :- Dividendes vs. Salaire : Un actionnaire-directeur domicilié serait confronté à un compromis lors de l'extraction des bénéfices : les dividendes supporteraient une SDC de 17 %, tandis qu'un salaire serait imposé jusqu'à 35 %. Un actionnaire non-dom, cependant, peut percevoir des dividendes sans aucune taxe, ce qui rend les dividendes beaucoup plus attractifs en tant que mode de rémunération. En pratique, les non-dom structurent souvent leur rémunération pour recevoir un petit salaire (potentiellement exonéré d'impôt ou imposé à moitié sous l'exemption de 50 %) pour les dépenses courantes et l'assurance sociale, et distribuent la majeure partie des bénéfices sous forme de dividendes. Cela réduit considérablement leur taux d'imposition global. Par exemple, une société rentable pourrait verser à son propriétaire non-dom 100 000 € sous forme de dividendes et 30 000 € sous forme de salaire : les 100 000 € de dividendes sont exonérés d'impôt, et les 30 000 € de salaire pourraient être largement exonérés d'impôt également en raison de la tranche de 0 % jusqu'à 19 500 € et de l'exemption de 50 % sur le reste – ce qui aboutit à un impôt chypriote pratiquement nul sur 130 000 € de revenus. Le même scénario pour un propriétaire domicilié pourrait entraîner environ 17 000 € de SDC sur les dividendes plus l'impôt normal sur le salaire. Clairement, le statut de non-dom peut réduire l'impôt personnel sur les distributions de sociétés à presque zéro, incitant les actionnaires à déménager à Chypre.
- Société holding et revenus de placement : Un particulier non-dom peut utiliser une société chypriote comme véhicule de détention de placements de manière très efficiente. Tous les dividendes étrangers reçus par la société peuvent souvent être versés à l'individu sans impôt chypriote (les sociétés chypriotes ne paient pas de SDC sur la plupart des dividendes qu'elles reçoivent, et l'individu non-dom n'en paie aucun lorsqu'il les reçoit). Les intérêts perçus par la société peuvent être transmis de la même manière. Le non-dom se situe essentiellement en dehors du champ d'application de l'impôt chypriote pour les revenus passifs – la société chypriote peut payer 15 % sur ses bénéfices commerciaux, mais lorsque ces bénéfices ou tout rendement de placement sont distribués à l'individu, l'impôt personnel est de zéro. Cela crée des opportunités de planification fiscale internationale, en utilisant Chypre comme base pour abriter légalement les revenus de placements mondiaux.
- Réinvestir vs. Distribuer les bénéfices : La conservation des bénéfices dans une société chypriote ne crée plus de fuites fiscales pour quiconque. Jusqu'au 31 décembre 2025, les règles de distribution réputée obligeaient les actionnaires domiciliés à régler la question – une charge de SDC automatique frappait les bénéfices non distribués après deux ans – tandis que les non-dom étaient exemptés et pouvaient accumuler librement. Pour les bénéfices générés à partir du 1er janvier 2026, le régime DDD est aboli purement et simplement, de sorte que la date limite de deux ans disparaît pour tous les actionnaires. L'avantage du non-dom se manifeste désormais au moment de la distribution effective : un non-dom paie 0 % de SDC sur les dividendes, tandis qu'un actionnaire domicilié paie 5 % sur les bénéfices postérieurs à 2026 (et toujours 17 % sur les bénéfices antérieurs à 2026, distribués jusqu'en 2031). Les non-dom peuvent donc planifier les dividendes uniquement pour des raisons commerciales ou de flux de trésorerie personnels, et non fiscales – un avantage de planification significatif.
- Sortie et événements de capital : Si le non-dom vend finalement ses actions dans la société, aucun impôt chypriote ne sera dû sur un gain quelconque (à condition que la société ne détienne pas principalement de biens immobiliers chypriotes). De même, si la société est liquidée ou si son capital est réduit, toute distribution à un non-dom échappe à la SDC habituelle de 17 % qui s'appliquerait à une personne domiciliée. Cela signifie qu'un non-dom peut extraire la valeur accumulée dans la société à la fin de son cycle de vie sans coût fiscal chypriote, permettant le rapatriement intégral du capital et des bénéfices. Essentiellement, le statut de non-domicile garantit que les impôts personnels chypriotes n'érodent pas les rendements de la création et de la vente d'une entreprise.
- Conformité et administration : Les obligations de conformité d'un non-dom à Chypre sont relativement simples. Ils doivent déposer une déclaration de revenus annuelle indiquant leurs revenus mondiaux, mais les revenus de dividendes et d'intérêts peuvent être déclarés comme exonérés. S'ils n'ont que des dividendes/intérêts, aucun impôt sur le revenu n'est généralement payable ou retenu. Ils doivent déposer la déclaration initiale de non-dom (et éventuellement la renouveler tous les quelques années s'ils avaient une origine chypriote). Les banques et les employeurs à Chypre demandent généralement une confirmation du statut de non-dom pour éviter de retenir la SDC sur les paiements d'intérêts ou de dividendes – la déclaration officielle sert à cet effet. Par ailleurs, les déclarations fiscales d'un non-dom ressemblent à celles de tout autre résident, moins les paiements de SDC. Une responsabilité supplémentaire consiste à payer les contributions GHS sur les revenus passifs (ce qui se fait soit par auto-évaluation semestrielle, soit par retenue à la source par les banques pour les intérêts). Mais encore une fois, ces montants (2,65 %) sont relativement faibles.
Considérations supplémentaires : avantages et inconvénients pour les actionnaires non domiciliés
Bien que les avantages du statut de non-dom à Chypre soient assez solides, il est important de considérer l'ensemble de la situation, y compris les limitations ou les facteurs à plus long terme : Avantages clés résumés :- Fuite fiscale minimale : Les actionnaires non domiciliés peuvent extraire les bénéfices des sociétés presque sans impôt (seule la fiscalité normale au niveau de l'entreprise s'applique). Les dividendes, les intérêts et de nombreux gains en capital ne sont pas imposés personnellement. Cela peut entraîner un taux d'imposition effectif sur les revenus d'origine professionnelle bien inférieur à celui de la plupart des autres pays.
- Amicabilité pour les investissements mondiaux : La combinaison de l'absence d'impôt sur les dividendes/intérêts étrangers et de l'absence d'impôt sur les plus-values de valeurs mobilières fait de Chypre un lieu idéal pour détenir des investissements internationaux. Les non-dom ne sont pas soumis à l'impôt local sur les revenus ou les gains d'origine étrangère. Ceci est complété par plus de 65 conventions de double imposition qui réduisent les retenues à la source étrangères, et par les directives de l'UE (pour ceux qui investissent dans des sociétés de l'UE via Chypre) qui éliminent de nombreuses taxes à la source.
- Planification successorale à long terme : En l'absence d'impôt sur les successions à Chypre, un non-dom qui s'installe à Chypre peut transmettre son entreprise ou ses participations à ses héritiers sans aucun coût fiscal chypriote. De plus, le droit chypriote permet d'établir des trusts ou des fonds bénéficiant d'un traitement fiscal favorable (par exemple, les revenus étrangers d'un trust peuvent souvent être protégés si les bénéficiaires sont non-dom). Ces facteurs offrent la tranquillité d'esprit que la richesse personnelle accumulée à Chypre ne sera pas soumise à un événement fiscal de succession.
- Qualité de vie et incitations à la relocalisation : Bien qu'il ne s'agisse pas d'un avantage fiscal en soi, Chypre offre une haute qualité de vie, et le système fiscal le soutient (par exemple, les non-dom qui contribuent à l'assurance sociale et au GHS ont accès à un système national de santé complet et à des prestations de retraite). Le programme Foreign Business Unit (anciennement « Fast Track Business Activation ») facilite la création de sociétés chypriotes par les non-dom et l'emploi de membres de la famille non européens. Les incitations fiscales sur les salaires des expatriés (exemptions de 50 %/20 %) et pour certains secteurs (par exemple, les gestionnaires de fonds peuvent opter pour un impôt forfaitaire de 8 % sur les frais de performance) s'ajoutent à l'ensemble des avantages dont peut bénéficier un actionnaire-directeur non-dom s'il exerce activement des activités à Chypre.
Inconvénients ou limites potentiels :
Limitation temporelle (règle des 17 ans) : L'exonération fiscale pour les non-domiciliés n'est pas illimitée. Après avoir résidé à Chypre pendant 17 ans sur 20 ans, un individu devient « domicilié » et perd l'exonération SDC. À ce moment-là, les revenus de dividendes et d'intérêts commenceraient à être soumis à la SDC aux taux en vigueur (actuellement 17 %, potentiellement 5 % dans les futures réformes) comme pour tout résident local. Pour quelqu'un qui a l'intention de faire de Chypre sa résidence permanente, c'est une considération – le traitement fiscal ultra-bas a une date d'expiration. (Cependant, comme indiqué, des réformes pourraient permettre d'étendre la période de non-domiciliation moyennant des frais, indiquant que cet inconvénient pourrait être atténué à l'avenir.) En tout état de cause, 17 ans est un horizon long, et même après être devenu domicilié, les impôts chypriotes resteraient probablement comparativement bas (surtout si la SDC sur les dividendes tombe à 5 %).- Domicile d'origine chypriote : Les personnes ayant des origines chypriotes (par exemple, par filiation) pourraient ne pas se qualifier comme non-domiciliés, à moins qu'elles ne remplissent la condition stricte d'avoir été non-résidentes pendant 20 ans auparavant. Ce régime a été conçu principalement pour attirer les étrangers. Ainsi, les expatriés chypriotes de retour pourraient ne pas bénéficier automatiquement des avantages du statut de non-domicilié, sauf s'ils peuvent prouver un domicile de choix à l'étranger. Il s'agit d'une limitation mineure affectant des cas spécifiques.
- Pas de traitement spécial pour les revenus actifs : Le statut de non-domicilié ne réduit pas l'imposition des salaires, des revenus d'emploi indépendant ou des pensions. Si le revenu d'un non-domicilié provient principalement d'un salaire (et qu'il ne remplit pas les critères pour les déductions pour expatriés de 50 %/20 %), il paiera le même impôt sur le revenu qu'un résident local. Les taux d'imposition sur le revenu à Chypre, bien que modérés et progressifs, peuvent atteindre 35 %. Pour les très hauts revenus tirant un salaire, Chypre pourrait ne pas être aussi avantageux que certains pays à fiscalité nulle. Cela dit, la présence de l'exonération de 50 % pour les revenus supérieurs à 55 000 € concerne considérablement de nombreux non-domiciliés, et les premiers 19 500 € de revenu sont de toute façon exonérés d'impôt.
- Cotisations obligatoires : Les résidents non-domiciliés ne sont pas exemptés des cotisations sociales et de santé chypriotes. Ils doivent cotiser au Régime Général de Santé (GHS) à hauteur de 2,65 % sur tous les types de revenus (dans une certaine limite) et à l'Assurance Sociale sur les revenus d'emploi (s'ils ont une paie chypriote). Ce sont des coûts relativement faibles pour la plupart, et ils financent des prestations, mais cela signifie que les dividendes véritablement exonérés d'impôt d'un non-domicilié ne sont pas entièrement exempts de tous frais – environ 2,65 % vont à la santé. Néanmoins, comparé aux taux d'imposition habituels ailleurs, c'est négligeable.
- Exigences de substance économique : Alors que les régimes fiscaux pour les étrangers font l'objet d'une surveillance mondiale, Chypre s'assure que ceux qui bénéficient du statut de non-domicilié résident et investissent réellement à Chypre. Les non-domiciliés utilisant des sociétés chypriotes sont censés démontrer une substance économique (par exemple, avoir un bureau, effectuer la gestion depuis Chypre, etc.), surtout s'ils veulent éviter les contestations des autorités fiscales d'autres pays. Obtenir simplement une adresse à Chypre tout en vivant principalement ailleurs pourrait soulever des conflits de résidence fiscale. En bref, pour bénéficier pleinement des avantages du statut de non-domicilié, il faut sincèrement y transférer son centre de vie. Pour la plupart, c'est une conséquence naturelle de la résidence, mais c'est une considération (pas un « inconvénient » juridique, mais un inconvénient pratique – le régime est destiné à ceux qui passent réellement du temps à Chypre).
- Changements de politique futurs : Bien que Chypre soit attachée à son régime de non-domiciliation, des pressions externes (initiatives fiscales de l'UE, OCDE, etc.) pourraient potentiellement conduire à des modifications. Par exemple, l'UE a examiné les régimes « non-dom » dans le contexte d'une concurrence fiscale équitable. La tendance actuelle est stable, et Chypre s'adapte en ajustant les taux (comme la baisse de la SDC pour les résidents locaux) pour garantir que le régime ne soit pas jugé comme étant sélectif ou nuisible. Néanmoins, toute personne planifiant sur le long terme devrait se tenir informée des changements de politique. Les propositions de 2025, par exemple, ajustent le régime mais de manière largement favorable (extension avec frais). Ainsi, bien qu'il ne s'agisse pas d'un inconvénient en soi, les non-domiciliés devraient planifier avec une certaine flexibilité pour les changements du paysage fiscal au fil des décennies.
Dernière mise à jour : janvier 2026 pour refléter la réforme fiscale chypriote promulguée — impôt sur les sociétés relevé à 15 %, avec des mesures supplémentaires effectives le 1er janvier 2026.
Pour la liste complète des mesures promulguées pour 2026 — taux d'imposition des sociétés, SDC sur les dividendes, fin des distributions réputées et plus encore — consultez notre aperçu de la réforme fiscale chypriote 2026.
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